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Procédé de la taille douce

  

La gravure en taille-douce est une technique d'écouverte par

les orfèvres florentins au XVéme. Elle est toujours utilisée

par les artistes actuels. Le graveur utilise une loupe Binoculaire

car la gravure est réalisée à la taille définitive.

Le Burin est une petite barre carrée ou losangée d'acier dont

le bec est taillé en biseau et forme la pointe d'un angle à 45°

pour etre tranchante. Le Burin permet d'enlever un copeau

qu'on appelle la Barbe.

:

La taille-douce voit son essor lié à l'imprimerie et à

l'utilisation du papier. Dès 1488,Michelet Topie de Pymont, actif

à Lyon, imprime un Voyage de Breydendach qui pour la

première fois en France est illustré de gravures en Taille-douce

En philatélie, la plus célébre utilisation de la Taille-douce est

le Penny Black premier timbre poste émis en Grande-Bretagne.

En France, la taille-douce à commencé à etre utilisé à partir de 1928,

pour les timbres grand format de la caisse d'amortissement.

 

L'artiste graveur incise une plaque d'acier doux

"appelée poinçon" à l'aide d'un Burin.

 

Au cours de la gravure, l'artiste tire un certain nombre

d'épreuves, dite épreuve d'état, qui le guident dans l'appréciation

 de son travail et permettent les retouches au fur et à mesure

de l'avancement de sont travail.

 

L'artiste grave le timbre poste à taille réelle mais à l'envers.

 

L'imprimerie des timbres poste lui procure la dite plaque,

imprimée de la photo à l'envers du timbre, afin de guider

les premiers traits du graveur.

 

Le poinçon en acier doux est chauffé à 850°C, en présence

de cyanure de sodium pendant 3 heures. Dès sa sortie

du four, il est refroidi dans l'eau activée afin de le durcir.

 

L'empreinte en creux et à l'envers du poinçon est transposé

sur un petit cylindre d'acier doux, nommé Molette, ou il

apparait en relief et à l'endroit. Ce transfert est obtenu

grace à une pression progressive qui atteint 5 à 6 tonnes

et dure environ 1 heure. Elle s'effectue mécaniquement.

 

On opère un 2ème transfert, ou le motif en relief et à l'endroit

de la molette, va venir imprimer en creux et à l'envers, un

cylindre creux recouvert de cuivre ( la virole )

Cette opération peut se faire mécaniquement ou sur une

presse à transfert automatique, autant de fois que le plan

d'imposition prédéfini l'exige.

 

La virole de cuivre est plongée dans un bain électrolytique

pendant 3 heures, d'ou elle ressort chromée. Le revétement

de chrome protège de façon optimale la gravure et évite

l'usure par abrasion des tirages très élevés.

 

 Je cylindre gravé de la virole est touché par trois cylindres

encreurs lors de l'impression par couleur. Ces rouleaux en

matières synthétique sont découpés au préalable à la main

ou au laser, afin de ne laisser en relief que les parties du timbre

concernées par leur couleur respective.

 

Les rouleaux encreurs viennent tour à tour toucher le cylindre

d'impression gravé et chromé. Ce dernierest essuyé immédiatement

 pour ne laisser l'encre que dans le creux des tailles. Dans le cas

d'une tailles-douce trois couleurs, les encres sont juxtaposées, sur

le méme cylindre gravé. Pour obtenir une superposition de couleur

est agrandie ainsi la palette des teintes. Il est nécessaire d'utiliser un autre

cylindre d'impression, et donc de gravé un second poinçon.

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires (5)

Florian Step
  • 1. Florian Step | 06/03/2012
P.P.S.
Je me suis aperçu d'une autre bêtise embrouillante que j'ai faite en parlant de la taille-douce rotative sur les presses WIFAG ici. Il faut corriger la phrase en question ainsi:
"... la gravure en taille-douce rotative doit être un peu moins profonde que celle en taille-douce à plat."
Aussi, il faut ajouter que:
"Les preses WIFAG ne permettent que l'impression mixte taille-douce monochrome/héliogravure polychrome."
Je m'excuse de nouveau.
Florian
Florian Step
  • 2. Florian Step | 02/03/2012
P.S.
Dans le précédent texte, il y a un lapsus dont je m'excuse et qu'il faut corriger ainsi:
Ce procédé magnifique, mais coûteux, vient être (et non pas vient d'être) remplacé par l’impression mixte offset/taille-douce à plat monochrome, où l‘offset manque naturellement d’éclat de couleur et de finesse de trait.
Merci.
Florian
Florian Step
  • 3. Florian Step | 01/03/2012
Bonjour, alfred,
Je vous suis très reconnaissant de m’avoir expliqué, d’une façon si précise, toute la problématique des timbres imprimés autrefois "en camaïeu", encre sur encre.
Pour un timbre-poste joli, c’était merveilleux d’avoir des créateurs capables d’expérimenter d’une manière aussi dévouée.
J’ai toujours admiré la facture des célèbres timbres gravés conçus par créateurs français et j’admire les mérites de ces timbres d’autant plus que je sais maintenant comment on les a faits.

Chez nous, en ancienne Tchécoslovaquie, on a résolu le problème de la fabrication de beaux timbres-poste gravés en taille-douce polychrome grâce à l’adaptation des presses pour timbrage à leur impression.
Chez nous, le graveur élabore le dessin en détail, à six fois la dimension du timbre, où il décide la répartition de couleurs, leurs combinations et leurs mélanges. L’imprimerie lui procure autant de planches qu’il y a d’encres à utiliser (d’habitude, jusqu’à cinque), imprimées de la photo à l’envers du dessin, où la gravure est l’accomplissement minutieux de la partie du dessin concernée par sa couleur respective.
Les planches d’acier d‘impression à plat sont chromées et elles sont ensuite imprimées sur les presses pour timbrage Waite & Saville, adaptées d’une manière convenable pour éliminer un foulage et pour minimaliser l’épaisseur des couches de couleurs imprimées antérieurement. On commence par la plus pâle couleur, celle de trait vient en dernier. Les feuilles de papier sont chargées sur la presse à la main, avec précision maximum pour éviter les inconvénients de réperage. Chaque couleur tirée nécessite au moins 12 heures pour sécher.
Ce procédé magnifique, mais coûteux vient d’être remplacé par l’impression mixte offset/taille-douce à plat monochrome, où l‘offset manque naturellement d’éclat de couleur et de finesse de trait.
Voilà les avantages et les inconvenients de la taille-douce à plat chez nous.

En ce qui concerne la taille-douce rotative, elle est effectuée, ici, sur les presses WIFAG. Les viroles d’acier ne sont pas recouvertes de cuivre, comme chez vous, et la gravure en taille-douce rotative doit être plus peu profonde que celle à plat. Les presse WIFAG ne permettent que l‘impression mixte taille-douce/héliogravure polychrome.

Merci beaucoup de votre aide.

Bien cordialement
Florian
gravure-philatelie
  • 4. gravure-philatelie (site web) | 23/02/2012
Bonjour Florian Step
Pour répondre a votre question ce timbre est réalisé par un double encrage, un "camaieu" terme impropre employé par les imprimeurs de l'ITP.
Ce timbre est donc encrée succéssivement par le découpage approprié du rouleau , du rouge et celui du noir superposé au méme endroit.
Cette l'impression de couleur est extrémement difficile à tenir dans la teinte.Utiliser a Monaco ou à l'époque pour certain pays d'Orient, comme le Cambodge ou le Laos , quiont eu aussidestirages en camaien , en raison d'un pourcentage élevé de feuilles fautées.
cordialement
alfred
Florian Step
  • 5. Florian Step | 09/02/2012
Bonjour,
C'est grâce à votre exposé détaillé que j'ai une idée bien claire sur la création des timbres-poste en France qui est bien differente à quelques points de vue de la nôtre.
Néanmoins il y a une question à résoudre qui date des années 50 et 60, mais pas touchée là-dedans. Il s'agit des timbres, comme celui de Monaco pour National Multiple Sclerosis Society, New York, crée par Albert Decaris et émis en 1962.
Il est évident que ce timbre-là était imprimé sur une machine ancienne TD-3 utilisante un seul cylindre d'impression, mais non pas sur la nouvelle machine TD-6 utilisante deux cylindres d'impression, l'un taille-douce report et l'autre-taille douce direct. Tout de même, on remarque une palette des teintes plus ample que trois sur ce timbre-là.
Comment on a réalisé cette impression? Combien il falait d'encres pour imprimer ce timbre-là? Avec un seul poinçon, il n'y avait pas d'inconvénients de repérage, bien que le découpage paraisse superposer la couleur à la couleur par endroits en créant des nouvelles teintes.
Est-ce qu'on peut encore faire la lumière sur ce cas de ce temps-là?
Je vous saurais beaucoup de gré d'une répose quelconque.
Bien cordialement.

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